15.12.2025
Temps de lecture : 5 min

Le gouvernement s’approche de l’achèvement de la définition de la haine anti-musulmane

Ministers finalising definition of anti-Muslim hatred

Le gouvernement progresse vers l’achèvement d’une définition de la haine anti-musulmane, en omettant notamment le terme « islamophobie ». Ce projet, élaboré par le groupe de travail sur l’islamophobie et la haine anti-musulmane, a été partagé avec divers acteurs pour recueillir des retours.

Les défenseurs de la liberté d’expression tirent la sonnette d’alarme, soutenant que la protection du terme « islamophobie » pourrait entraver la capacité de critiquer la religion elle-même. Les membres du groupe de travail affirment que leur définition protège efficacement les individus tout en empêchant des interprétations excessives.

Créé en février, le groupe de travail avait pour mission de définir la haine anti-musulmane et l’islamophobie. Ils ont présenté leurs recommandations au gouvernement en octobre, qui serviront de ligne directrice non contraignante, ce qui signifie qu’elles n’auront pas force de loi, mais pourront être adoptées par des organismes publics.

Comprendre la définition proposée

Le langage proposé définit l’hostilité anti-musulmane comme des actions qui promeuvent ou incitent à un comportement criminel, y compris la violence, les dommages matériels et le harcèlement, qu’ils soient exprimés physiquement, verbalement, par écrit ou électroniquement, à l’encontre des musulmans ou des personnes perçues comme telles, en raison de leur foi, de leur ethnie ou de leur apparence.

De plus, cela englobe des stéréotypes nuisibles et la racialisation des musulmans en tant qu’entité collective dotée de traits fixes, destinée à alimenter l’animosité, indépendamment des croyances ou des actions réelles des individus. La définition aborde également les pratiques discriminatoires visant à désavantager les musulmans dans les sphères publique et économique.

Comprendre la définition proposée

Débat et discussion au sein du groupe de travail

La semaine dernière, le groupe de travail s’est réuni pour discuter des révisions potentielles suggérées par le ministère du Logement, des Communautés et du Gouvernement local. Un point de controverse semble être l’inclusion du terme « racialisation » dans la définition proposée.

La baronne Gohir, membre du groupe de travail, a exprimé que leur soumission trouve un juste équilibre en protégeant les individus sans excès. Elle a ajouté que la définition reconnaît que les musulmans sont souvent victimes de discrimination non seulement en raison de leurs croyances, mais également à cause de leur apparence, de leur ethnie ou d’autres caractéristiques.

« L’incorporation de l’aspect de la racialisation affirme ces expériences vécues », a-t-elle souligné.

Débat et discussion au sein du groupe de travail

Préoccupations concernant la liberté d’expression

Le Free Speech Union a exprimé des inquiétudes quant au fait qu’une définition de la haine anti-musulmane pourrait potentiellement restreindre la liberté d’expression et introduire involontairement une loi sur le blasphème. Lord Toby Young, directeur du groupe de campagne, a souligné que la définition est redondante puisque susciter la haine religieuse est déjà une infraction pénale, et la discrimination fondée sur la religion ou la croyance est illégale.

Il a averti que donner aux musulmans des protections qui ne sont pas disponibles pour d’autres confessions pourrait paradoxalement intensifier les sentiments anti-musulmans plutôt que de les diminuer.

Dominic Grieve, ancien procureur général et président du groupe de travail, a fermement déclaré que le langage proposé n’empiète pas sur le droit à la liberté d’expression. Il a remarqué :

« Le cadre établi par le groupe de travail garantit qu’aucune définition de la haine anti-musulmane n’affectera négativement la liberté d’expression, y compris le droit de critiquer l’islam et ses pratiques. »

Préoccupations concernant la liberté d’expression

Engagement du gouvernement à lutter contre les crimes de haine

Un porte-parole du ministère du Logement, des Communautés et du Gouvernement local s’est abstenu de commenter les fuites, mais a souligné leur engagement à lutter contre la haine et l’extrémisme sous toutes leurs formes. Ils ont déclaré : « Avec la hausse des crimes de haine, en particulier ceux visant les musulmans, nous nous concentrons sur la résolution de ce problème de manière exhaustive. »

Les statistiques indiquent une augmentation de19%des crimes de haine religieux contre les musulmans au cours de l’année passée, avec des pics notables après les meurtres de Southport et les émeutes qui ont suivi l’été dernier.

Le Parti travailliste avait précédemment promis d’établir une nouvelle définition de l’islamophobie après qu’une proposition interpartis ait été rejetée par le dernier gouvernement conservateur en. Le groupe parlementaire multipartite sur les musulmans britanniques avait décrit l’islamophobie comme « enracinée dans le racisme » et comme une forme de racisme visant les expressions de l’identité musulmane.

Cependant, les critiques ont soutenu que cette définition était excessivement vague et pourrait étouffer la liberté d’expression. Le projet actuel examiné par le gouvernement représente un départ par rapport à cette proposition antérieure, qui avait été officiellement adoptée par le Parti travailliste pendant son temps dans l’opposition.

Engagement du gouvernement à lutter contre les crimes de haine

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