08.12.2025
Temps de lecture : 4 min

Émergence d’une nouvelle souche de mpox en Angleterre

New mpox strain identified in England

Les autorités sanitaires du Royaume-Uni ont confirmé la détection d’une nouvelle souche de mpox, anciennement connue sous le nom de variole simienne, chez un individu récemment revenu d’Asie. Ce variant émergent présente des caractéristiques de deux souches notables du virus mpox.

Actuellement, les responsables évaluent les implications de cette souche récemment identifiée. L’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (UKHSA) a souligné que l’évolution virale est un phénomène courant.

La vaccination demeure le moyen le plus efficace de se protéger contre les maladies graves liées au mpox, même si de nombreux cas présentent des symptômes bénins. La nouvelle variante n’a pas encore reçu de nom spécifique.

Caractéristiques de la souche et recommandations

Cette souche contient des éléments des clades Ib et IIb du virus mpox. Récemment, les responsables de la santé du Royaume-Uni ont exhorté les hommes gay, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes à s’assurer qu’ils sont vaccinés contre le mpox.

Cette recommandation fait suite à des observations selon lesquelles la souche clade Ib commence à montrer des signes de transmission locale dans plusieurs pays européens. La souche clade IIb a été responsable d’une épidémie mondiale de mpox en 2022, touchant de nombreux pays.

Au Royaume-Uni, la vaccination est accessible aux personnes jugées à haut risque de contracter le mpox. Les responsables affirment que le vaccin offre un taux d’efficacité de 75 à 80 % contre le virus.

Comprendre le nouveau variant

Bien qu’aucune recherche n’ait spécifiquement évalué l’efficacité du vaccin contre cette dernière souche, il est considéré qu’un niveau de protection considérable subsiste. Le Dr Katy Sinka, responsable de la division des infections sexuellement transmissibles à l’UKHSA, a noté que l’analyse génomique a permis de détecter cette souche.

« Il est normal que les virus changent, et des investigations supplémentaires amélioreront notre compréhension de l’évolution du mpox », a-t-elle déclaré. « La vaccination est une méthode éprouvée pour se protéger contre les maladies graves, je recommande donc à toutes les personnes éligibles de se faire vacciner. »

La professeure Trudie Lang, directrice du Réseau de santé mondiale à l’Université d’Oxford, a mis en avant les systèmes efficaces en place au Royaume-Uni pour identifier les cas et gérer les infections. Cependant, elle a reconnu que de telles mesures sont plus difficiles dans les régions moins développées où l’accès aux vaccins est limité.

Contexte mondial et implications pour la santé

Si d’autres cas de cette souche apparaissent au Royaume-Uni ou ailleurs, comprendre sa transmission et sa gravité sera crucial pour déterminer sa menace potentielle par rapport aux variantes précédentes. En 2025, près de 48 000 cas de mpox confirmés ont été recensés dans le monde, avec 2 500 cas signalés au cours du dernier mois, principalement en Afrique centrale.

Le Dr Boghuma Titanji, professeur adjoint de médecine à l’Université Emory, a exprimé des inquiétudes selon lesquelles la nouvelle souche correspond aux prévisions des experts concernant la propagation mondiale continue du mpox.

« Plus le virus mpox circule, plus il a de chances de se recombiner et de s’adapter, solidifiant ainsi sa place en tant que pathogène humain persistant », a-t-elle remarqué.

Le mpox peut entraîner des symptômes inconfortables, y compris des lésions ou des éruptions cutanées pouvant persister pendant deux à quatre semaines, ainsi que de la fièvre, des maux de tête, des douleurs dorsales et de la fatigue. Le virus se propage par contact étroit, gouttelettes respiratoires et en touchant des tissus contaminés tels que des vêtements ou du linge de lit.

Les responsables de la santé conseillent à quiconque soupçonnant d’avoir le mpox de contacter le NHS 111 pour des conseils sur les prochaines étapes à suivre.

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